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Paris Design Week @ Les Halles – Le Marais

Catégorie : Agenda, Focus, Rencontres, RepĂ©rages, Revue du web

Ça y est, le dernier jour. Ultime promenade. On n’a pas vu passer la semaine. Tant de lieux, d’évĂ©nements, de lignes, de courbes, de couleurs. Tout a Ă©tĂ© si vite. Tout a Ă©tĂ© si beau. Heureusement, il reste une ultime journĂ©e. Les Halles – Le Marais.
Nous nous retrouvons aux Halles. De la verdure, des arceaux, Saint Eustache. Le lieu est design.

Nous voilà donc marchant en direction du Châtelet pour commencer avec des canapés. Ceux de Duvivier. Pas n’importe quels canapés donc. Les créations de Bruno Lucas, le designer maison, qui a reçu deux années de suite le label VIA. A noter particulièrement, les canapés VIP Lounge, Centquatre et Ranelagh.

Le point de visite le plus proche de nous est maintenant la boutique du Centre Georges Pompidou. Au delà du lieu qui ressemble évidemment à une porte magique sur un futur en permanente évolution, pendant la PDW, la boutique est l’occasion de découvrir des pièces rares. Le miroir mural imprimé de Constance Guisset, inspiré d’un miroir vieilli qui était dans l’atelier de Francis Bacon (Editeur : Petite Friture), le miroir « Œil de sorcière » de Ionna Vautrin (Editeur : Moustache), la chaise « Flux » de Jerszy Seymour (Editeur : Magis), le fauteuil « Raviolo » de Ron Arad (Editeur : Magis), l’horloge « Jean » crée par Pierre Favresse pour le jeune éditeur Super-Ette. Cette dernière est tellement belle, que nous l’avons admirée pendant de longues minutes, sans être capable de donner l’heure.

Un peu plus au sud se trouve la galerie L’Imprimerie. En plus de l’expo très « chantier » avec Caterpillar qui expose son modèle iconique, le Colorado, pour fêter les trente ans de la marque, on se perd dans ce qui fait ce lieu. Ultra moderne, presque pop art tellement il est pop culture. L’histoire contemporaine avec un grand « H ».

Et on continue cette pop culture en se rendant chez Fleux’. Avec 20 designers invités à s’exprimer dans le liège autour d’une expo intitulée : Liège Design = Innovation Respectueuse. En sortant, nous ouvrons tous de grands yeux. Le liège ? Qui y aurait pensé ? Dorénavant, s’est décidé, nous gardons nos bouchons.

Nous continuons de nous déplacer dans un petit périmètre, un quartier qui semble vibrer au rythme de la création. A Glass House. Une surprise. Pensé par le mythique Saint Gobain, le lieu est une nouvelle idée de l’intérieur. Dans une époque de transparence, nous nous y sentons compris, maître des lieux. C’est un peu le but de cette forme de domotique artisanale. Tous les verres du futur sont là : chauffant, isolant, variant… Avec l’installation VS venue du futur. Un concept autour du thème de la conversation. Mais surtout, un tunnel futuriste qui mène… là où vous voulez.

Nous voilà repartis en direction de la rue de Rivoli. Au milieu des touristes du mois de septembre, nous nous arrêtons devant cette vitrine et sa mise en scène de luminaires imaginés par Rebecca spécialement pour la PDW. En bois pastel, une vraie boutique d’artisan comme on se l’imagine. Portobello. Toute la nouvelle collection marquée par la recherche de l’accident et de l’aléatoire. Également à voir, les œuvres de Goodbyeedison sas et de Gervasoni.

A côté du métro Saint Paul, près d’un restau polonais, Caravane. Au-delà des Racines. Un medley des créations d’Umberto Pasti. Végétal et urbain. Sobre et complexe. A découvrir aussi, les tapis chiffons très colorés.

On remonte rue de Sévigné pour aller à L’Eclaireur. La boutique vaut, en elle-même, le déplacement. Entre jeux de lumières et quadrilatères, c’est un jeu de piste pictural. Designé par l’artiste Arne Quinze, l’intérieur se veut être une expérience. C’en est une. Totalement interactif, l’intérieur se renouvelle en permanence. Nous faisons un chemin tortueux entre réalité et illusion. Encore une galerie qu’Alice aurait pu emprunter pour se rendre aux Pays des Merveilles.

Nous sommes sur la rue Debelleyme. La galerie Gosserez. Plus qu’une galerie, un tremplin. Non pas pour des inconnus, mais pour des méconnus. Pour ces noms qui ont contribué à certaines des plus grandes œuvres des dernières années. D’où le nom de l’expo Pygmalion. Piergil Fourquié, assistant d’Arik Lévy depuis 6 ans, Julie Pfigersdorffer aux côtés de Pierre Charpin depuis 2 ans, Thibaud Klepper collaborateur de Patrick Norguet depuis 4 ans et Alfredo da Silva chez Noé Duchaufour-Lawrance depuis bientôt 2 ans.

Nous n’allons pas loin. Chevalier Edition propose des tapis. Pour la PDW, ceux de Stephen Burks et Stephan Lanez. Des créations qui allient artisanat et œuvres contemporaines. A vrai dire, nous avons parfois l’impression de regarder des tableaux tellement ces tapis sont beaux. Des tableaux sur lesquels nous aimerions nous allonger.

On continue la rue Saint Claude pour aller sur le boulevard Beaumarchais où nous avions commencé notre journée hier. Bisson Bruneel nous y attend. Avec une exposition qui se joue de la matière, de la lumière. Sensible au savoir faire de la Miroiterie de Chartreuse.

Nous prenons le métro Saint Sébastien Froissard jusqu’à Filles du Calvaire. Là nous attendent deux galeries qui mériteraient certainement une journée chacune ou presque. D’abord la Gallery S. Bensimon. Avec, pour la PDW, les œuvres de Jean-Marie Massaud avec son fauteuil à couper le souffre et Noé Duchaufour-Lawrence.

L’ambiance est beaucoup plus contemporaine rue Charlot, dans la Galerie BSL. L’expo solo d’Adrien De Melo. Un artiste en avance sur son époque. Avec un sens de l’esthétique incroyable. Six pièces à découvrir. Les matières sont mises en jeu avec toute l’humilité de l’artisan.

Nous faisons un saut au milieu du 3ème arrondissement chez Bolier&Co. Dans un appartement au 2eme étage d’un immeuble du marais, Bolier&Co présente du bois, du bois et encore du bois, plus de 700 sortes qui permettront aux plus grands architectes d’imaginer nos intérieurs..

La journée se finit. La semaine aussi. La première Paris Design Week. Cela faisait des semaines, des mois que nous en parlions. Et l’événement est passé si vite. Pourtant, nous avons l’impression qu’il nous faudra si longtemps pour tout digérer. Nous avons vu, senti, touché, goûté, écouté, aimé, réfléchi. Nos corps et nos cœurs sont bouleversés par la richesse de cette semaine. Ce design que nous regardions de loin et maintenant un membre de notre famille. Nous sommes devenus intimes, en tout cas nous semble-t-il, avec quelques créateurs.

Paris Design Week @ Austerlitz

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Avant dernière journée. Notre Paris Design Week sent la fin et comme des enfants qui ne veulent pas quitter le parc d’attractions, nous aimerions marcher dans ce théâtre des rêves pour toujours. Alors nous allons bien profiter de cette promenade.
Aujourd’hui, c’est un parcours un peu particulier. Le Parcours E, Austerlitz.

Un seul lieu de visite. Mais quel lieu ! Il nous faudrait une semaine entière pour en faire le tour. C’est le Louvre du design. Le salon now! y a installĂ© son OFF. AssociĂ© au phĂ©nomĂ©nal Maison&Objet, c’est une effervescence de crĂ©ateurs, de showrooms, d’ateliers, d’artisans. Il y a tout ici : des projets de design industriel (Pauline Deltour, Duo Diagonal), culinaire (Laurène Barjhoux), du prospectif (Jean Couvreur…), et du poĂ©tique (FrĂ©dĂ©rique Morel), les plus grandes Ă©coles de design françaises (Ensci, Camondo, Boulle…) sont ici reprĂ©sentĂ©es au travers de ces jeunes talents.
C’est la Cité de la Mode et du Design qui accueille l’événement. 1.500m² de design, de création. De bonheur. En entrant, nous ne savions pas trop à quoi nous attendre. Nous ne sommes pas déçus. Il y a du monde partout, et dans un premier temps, nous sommes même un peu perdus avec l’envie de tout voir d’un coup.

Les 60 designers de de now! le OFF sont ici pour se présenter, se faire connaître auprès du grand public.
Nous commençons par l’événement phare : Dessine moi le Japon. Le monde de la création s’est mobilisé pour venir en aide aux sinistrés du Japon. Tous les créateurs invités ont accepté de participer, et d’autres encore se sont proposés d’eux-mêmes. Ils sont une centaine au total. Chacun devait réaliser, sous forme de dessin ou de photo, une œuvre rappelant le Japon. L’expo partira ensuite à l’autre bout du monde, à Tokyo, puis reviendra à Paris pour les salons de janvier où chaque pièce sera vendue aux enchères. L’argent étant, évidemment, reversé dans sa totalité aux sinistrés.

La Norvège est aussi à l’honneur avec l’Ambassade Royale de Norvège. Des noms déjà connus comme Daniel Rybbaken, Anderson Voll, Andreas Engesvik ou StokkeAustad) comme d’autres, plus émergents Frøystad+Klock, Angell/Wyller/Årseth, Hallgeir Homstvedt, She Design ou Vibeke Skar. On y retrouve la simplicité et la force de la lumière qui marquent le design norvégien, on reste surpris par la diversité des œuvres.

Nous rencontrons ensuite les créations de Didier Faustino. Artiste et architecte, il travaille sur la relation intime entre le corps et l’espace. C’est un univers quelque peu torturé, qui questionne une certaine forme de liberté. Un léger malaise se dégage du travail de l’artiste. C’est le rapport à l’espace qui en est au centre, mais aussi le rapport à l’autre et à la société dans son sens large. Introspectif.

Saint -Etienne est devenue une ville incontournable de la création avec sa Biennale Internationale du Design, son Ecole Supérieur d’Art et de Design a donc logiquement un espace pour présenter la sélection des projets de diplôme de ses étudiants. Ils sont sans aucun doute le futur du design français.

La vodka Exquisite dĂ©voile aussi ses laurĂ©ats. Ceux du concours Exquisite Design Award en prĂ©sence d’experts du design et de la crĂ©ation qui forment le jury. Le grand gagnant a Ă©tĂ© annoncĂ© la veille, jeudi, lors du soirĂ©e exceptionnelle, aux dires des jeunes designers qui exposent. Marc Ferrand aura donc la plaisir de voir son concept de bar-mobile Ă©ditĂ© pour la marque de vodka EXQUISITE.

L’Ecole Cantonale d’Art de Lausanne et l’Ecole Nationale Supérieure d’Art de Limoges ont travaillé sur le décor de l’expo de la Fondation Bernardaud, Le Décor Est Planté. Avec une contrainte tout de même : rester dans l’univers des arts de la table où la notion même de décor est souvent convenue. Beaucoup de sobriété dans ces créations. De la maturité même.

Également aperçu dans les travées, Bloom Room. Une petite famille de designers qui œuvrent à la perturbation visuelle du paysage et à la prolifération du fantastique. Des poupées suspendues veillent sur trône de berger en poil de bête. Génial.

NOCC est aussi un ovni. On parle peu de ce studio et pourtant le stand nous surprend. Des meubles en carton. En carton apparent. Des chaises conceptuelles, comme cette Hypertrophy incroyable. Ou ces « Objet of Sound » créés Ă  partir du nom de chaque objet. Le nom est prononcĂ© et enregistrĂ© sur un logiciel. Le profil de sa courbe est isolĂ©, produit en 3D puis designĂ©. Incroyable. Encore.

Un petit dernier pour la route. Glitch Fiction. Des projets plus fous les uns que les autres. Par exemple, un logiciel générateur de contes de fées. Facet, le miroir qui n’oublie aucun visage et les mélange en permanence. Bref, des projets parfois visionnaires, avant-gardistes, mais tous dignes de la SF.

Ce n’est ici qu’un petit échantillon de ce que nous avons vu à now! le OFF. Impossible de lister tous les stands, tous les intervenants, et pourtant ils le mériteraient tous. Cette journée a été incroyable. Tellement pleine. Heureusement qu’une happy hour en fin de visite nous a relancés pour la soirée. Après cette journée, nous faisons officiellement du Port d’Austerlitz notre lieu préféré de Paris. Du moins tant qu’il est habité par des designers fous et géniaux. Rien de tel qu’un aperçu de l’avenir de la création pour se fixer un sourire à vie sur le visage.

Paris Design Week @ Madeleine – OpĂ©ra…

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Nous entamons la seconde moitié de notre aventure. Le quatrième jour. Avec le quartier de la Madeleine.

Tout près de la rue Saint Honoré, UAH^. Un nouveau concept store dédié au design et à la création asiatique. Vous l’aurez compris, dans cette année 2011 et pour la première PDW, c’est évidemment le Japon qui est à l’honneur dans ce lieu. Avec la première manifestation en France consacrée au Good Design Award, le label japonais qui récompense chaque année depuis 1957 le meilleur du design nippon. 50 ans d’histoire, de culture, de rétrospective et d’introspection. UAH^, c’est LE lieu nippon à Paris, une sorte d’ambassade du Japon sans garde.

Rue Herold, l’un des lieux de la mode les plus secrets de Paris. L’Eclaireur Herold. Une réunion de stylistes conservant une intégrité totale dans leur création. En passant la porte, c’est une autre dimension qui s’offre à nous. Il faut revoir toutes nos grilles de lecture. Une destruction des codes établis avec la douceur de la beauté. La boutique fut consacrée numéro 1 dans le très illustre parcours du monde du luxe de Goldman Sachs en 2005.

Nous remontons à proximité du Palais Royal, sous le superbe passage, Vivienne plus précisément, pour retrouver les ateliers Emilio Robba. D’abord, une collection de vases Tube. Trente tubes aériens pour former une sorte d’orgue floral. Tellement beau que ça en serait appétissant. Ensuite, une collaboration avec Junior Fritz Jacquet, créateur, sculpteur de papier, pour une ligne de sculptures lumineuses inspirée de l’origami.

D’un palais à un autre, nous nous approchons du Palais Garnier. Bodum. Une boutique spécialisée dans le thé, le café, la cuisine légère et tous les accessoires qui l’entourent. Nous y découvrons qu’un mug de voyage ou une bouteille isotherme ne sont pas forcément laids. Au contraire. La preuve en image.

Nouveau cocon à l’Olympia, avec un grand classique, Habitat. Mais le classique ne l’est pas pour rien. Jamais. Habitat a révolutionné l’industrialisation du design d’intérieur et nous nous plongeons dans ces objets du quotidien. Parfois étonnamment simples, parfois quasi incompréhensibles.

Quelques mètres plus loin, Lavina : un vrai plaisir pour nous. Du vin. Du bon vin. Du vin intelligent, expliqué, compris. Il suffit de lire l’intitulé de l’événement, qui se prolongera jusqu’au 3 octobre, pour saliver : ShowRoom Lavinia feat. Veuve Clicquot, Dom Perignon et Cognac Hennessy. Voilà des noms qui pourraient concurrencer la notoriété de Philippe Starck sur le plan international. Avec un coup de cœur : le Clicquot Love Seat de Karim Rashid. Pour les gens qui aiment le vin et qui aiment le partager.

Rue Boissy d’Anglais, la galerie Laguiole pour un ménage à trois de très très haute volée. La marque à l’abeille de l’Aveyron, le mythe Alain Delon et le futur mythe Ora-Ito. Pour une création à couper le souffle : Samouraî. Une œuvre, une pièce imaginée par le designer dans l’œil d’Alain Delon, que l’on ne pourra admirer en boutique que d’ici quelques jours malheureusement.

Quelques mètres, toujours à pied et nous voilà chez Bernardaud. Art de la table, éditions limitées, bijoux, c’est toute la nouvelle collection qui est présentée aux curieux. En pleine rue Royale, l’adresse rend hommage aux créations. Originales, colorées, distinguées. La preuve (avec l’Arc-en-Ciel) que couleur et classe ne sont pas incompatibles.

Rue Cambon nous allons Chez Zoé. Le créateur de linge de maison sur mesure propose, avec luxe et simplicité, un rêve d’intérieur, un délice d’intimité. L’envie de s’allonger, de sortir un livre et de mettre tout le monde dehors.

Nous empruntons à nouveau la rue Saint Honoré en direction du Louvre. Au bout de la rue, on aperçoit le Jardin des Tuileries. Le 332 est un lieu innovant. C’est ici que le groupe Gotan Project a célébré la fête de la musique. A l’occasion de la PDW, le 332 présente la première ligne d’objets et de mobiliers en pierre et marbres naturels. Un travail de Victoria Wilmotte. Le lieu n’a pas un an, et déjà, on le sait, il va s’imposer comme incontournable.

Toujours dans la même rue. A deux pas en fait, Colette. Ici on trouve tout. Absolument tout. Sauf du laid. Pour la PDW, c’est une sélection de collections qui est présentée. Pas n’importe lesquelles. Les verres Orrefors de Karl Lagerfeld, les couteaux de Pierre Gagnaire pour Puiforcat et les enceintes Planète Bleue d’Elipson. Et même Æ+Y, le téléphone portable par Æsir et Yves Béhar.

Notre programme est bien huilé. Il commence à être tard et nous avons faim. Nous allons chez HIP. D’abord parce que l’on peut admirer les nouvelles créations du célèbre designer Borek Sipek présentées à Milan en avril dernier. Mais aussi pour sa cuisine créative. Nous restons longtemps à déambuler dans ce qui ressemble plus à un musée ou une galerie qu’à une boutique.

Nous sommes fin prêts pour notre dernière visite. Jusqu’à 23h, l’ultra fameux VIP Room ouvre ses portes pour un programme éclectique et surprenant. Cocktails et bonne ambiance. Pour récupérer de sa journée et donner l’envie de prolonger la nuit. Performance du duo de designers Bouchées Doubles qui ont présenté leurs vidéos, interprétations contemporaines de recettes de cuisine, et autre travaux sur la gastronomie.

En rentrant, nous réalisons le chemin parcouru. Plusieurs fois, aujourd’hui et les jours précédents, nous nous sommes plongés dans l’histoire du design. Mais cette journée est particulière. En débutant près du Louvre, avec des visites œnologiques, de la musique, de la nourriture… nous réalisons enfin pleinement que le design est partout. Que tout, absolument tout, ce qui nous touche peut être rendu plus beau et plus pratique. Plus adapté à nos vies. Ce pourrait être une définition du design : améliorer en s’adaptant.

Paris Design Week @ Bastille-République

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Notre troisième jour. Le milieu du voyage et déjà, la nuit, les lignes, les formes, les couleurs et les matériaux ont créé un monde onirique qui nous plonge, tous, dans les rêves les plus doux. C’est donc avec de larges sourires que nous nous retrouvons au 111 de l’avenue Beaumarchais pour découvrir le Marais. Aujourd’hui, Bastille-République.

Une première enseigne au nom comme un cri du cœur : Merci. Et un rendez-vous avec l’invité privilégié de cette première PDW : le Japon. Avec l’exposition SUGAO, essential design in Japan. Le nom de l’expo porte son essence même. SU est le concept de l’esthétique japonais qui définit le simple, le sans ornement. GAO représente l’idée de l’essentiel, d’un design qui provient de l’essence même de la culture japonaise. Il faudrait ajouter l’ingéniosité comme cette table pliable. Une sobriété des lignes parfaites pour débuter la journée en douceur. Mais au vue du partenaire de l’expo, à découvrir lui-aussi, nous nous disons que la sobriété n’est peut-être pas le mot approprié. Pourtant le Whisky Suntory est certainement excellent.

Nous remontons l’avenue de quelques mètres et tombons sur Acabas. Là encore, tout est histoire d’étymologie. Acabas, en brésilien, désigne les contreforts qui assurent la stabilité de certains grands arbres d’Amazonie. Acabas se veut le contrefort des artistes les plus prometteurs et les plus atypiques. Ils ont tous en commun de mettre la matière au centre de leurs créations. On a parfois l’impression d’être en extérieur.

Par curiosité, d’un coup de métro jusqu’à l’arrêt Parmentier, nous nous rendons au studio Jean Nouvel Design qui présente les projets de rentrée de l’agence. Comme le dit Jean Nouvel lui-même, « Je ne suis pas un designer, mais un architecte qui fait du design ». C’est pour prolonger son œuvre architecturale qu’il crée ce studio. Le mobilier y est un écho direct aux murs et aux bâtiments. Le lieu de vie prend soudain une cohérence jamais vue. Pour la première fois les portes de ce studio s’ouvrent au grand public. Des pièces rares comme la Table au Km et Boîte à Outils. Ou encore la lampe microtelescopic.

Nous redescendons à Bréguet-Sabin. Rue Amelot, le Studio des Collections. Une expo engagée et responsable. Il ne s’agit ici que de créations qui viennent répondre à un besoin précis, tout en respectant l’environnement. Des œuvres séculaires comme celle de Frederica Furniture, des plus récentes porteuses de valeurs artisanales (Naver, Giulio Marelli) ou même des toutes jeunes (Massproductions, Refer&Staer).

Nous restons dans le XIème, rue Bréguet. Pierre Bonnefille, dans son atelier, présente Infinite Screen, une pièce unique. Voici comment le programme présente cet œuvre : « Un paravent polychrome sans fin en séquence de couleurs et de matières aléatoires ». Et si cela vous semble un peu confus, c’est normal, c’est aussi ce que l’on ressent devant cette pièce unique. Pierre Bonnefille crée sur place, pour le lieu. L’œuvre s’inscrit dans un environnement unique. Les matériaux, les couleurs, tout est unique et tout est adapté au lieu. En l’occurrence, nous ressortons tous avec l’impression que l’œuvre avait été faite pour nous, unique pour chacun, nous touchant au plus profond.

Direction maintenant Hi Matic rue de Charonne. Un lieu incroyable en soit. A l’image de la PDW : coloré, innovant et totalement onirique. La façade vous pousse à vous demander si vous n’avez pas pris de psychotropes. Et pourtant, tous, nous voudrions vivre dans un monde qui ressemble à cet immeuble. Et encore plus à son intérieur. Mais nous venons pour une pièce en particulier. La chaise modulable Double Side. Une création de Matali Crasset en collaboration avec Philippe Chapelet et Patrick Elouarghi. A la fois chaise et bureau. Travail et loisir. Concentration et détente. Presqu’une vie résumée en un objet.

Nous nous rapprochons de la place de la Bastille. Rue du Faubourg Saint-Antoine. Au 74 très exactement, dans un lieu devenu incontournable : le Lieu du Design. Pour la Paris Design Week, le lieu est investi par l’association Particule 14. Une association ouverte, à but culturel, qui cherche à promouvoir le design auprès des amateurs comme des professionnels. L’expo, créée exprès pour la PDW, est mise en scène par Cédric Martineaud. La scénographie est pensée comme une carte où se trouvent les œuvres de 8 designers. 5 créations chacun. L’impression générale est extraordinaire puisque que chaque designer, mais aussi chaque objet est présenté comme un fabuleux mélange éclectique. C’est un voyage. Sans visa, sans jet-lag, sans plongée introspective, il nous semble avoir vécu plusieurs vies.

Nous restons dans le XIIème. A deux pas de la Bastille, Sentou ouvre un troisième lieu. Un ancien loft sous verrière, somptueux. Pierre Romanet, l’initiateur des lieux, met en scène un univers de Design et d’Art de Vivre tout en couleur et en coups de cœur cosmopolites : luminaires d’Isamu Noguchi, mobilier de Design By O, céramiques de Brigitte de Bazelaire, escalier M400 de Roger Tallon… et toutes les créations et éditions exclusives Sentou. L’escalier M400 nous fascine pendant de longues minutes. L’impression d’observer des pas de cosmonautes. De marcher sur la lune. De monter vers le futur en gravissant ces marches chromées.

La fringale nous rattrape, alors comme des athlètes de haut niveau, nous partons nous sustenter. Direction La Maison Rouge, tout près de la Seine. Rose Bakery Culture accueille le décor Jardin des Antipodes. Et c’est peu dire. Des plantes qui pendent tête en bas au plafond. Nous voilà chez Lewis Carroll. Presque de quoi en oublier son appétit. Presque.

Nous marchons un peu pour digérer. Et nous voilà chez Lago. Avec une œuvre, une seule, en vue. Le nouveau Packaging LAGO dessiné par Exyzt. Un lancement mondial, s’il vous plaît.

Nous continuons sur l’avenue Daumesnil à la Galerie Via et ses 60 pièces exceptionnelles. C’est déjà la deuxième édition de l’expo « Objets d’exception : design & métiers d’art ». Des duos de créatifs talentueux et de savoir-faire ancestraux, pour des finitions et des détails inégalables. Tout semble parfaitement pensé, comme s’il n’y avait pas de hasard dans ces objets. Aucune compromission entre confort et esthétique. La perfection, semblerait-il, existe bel et bien.

Notre journĂ©e touche Ă  sa fin. Il nous reste deux lieux Ă  voir. Très Ă©loignĂ©s. Très diffĂ©rents. Deux groupes se forment. L’un, le plus gourmand, ira au Purgatoire – 54 Paradis dans le Xème. Un loft Ă©vĂ©nementiel créé par Alain Cirelli. Un lieu particulièrement ludique pendant la PDW avec son expo de la designer Charlotte Brocard, On ne joue pas Ă  table. DĂ©gustation, au programme, mais aussi des jeux et l’utilisation des ustensiles de l’artiste. Une fin de journĂ©e lĂ©gère, intelligente et drĂ´le. Parfait pour les grands enfants, puisque, vous l’aurez compris, Ă  l’injonction « on ne joue pas Ă  table » il est expressĂ©ment demandĂ© de dĂ©sobĂ©ir.

Notre second groupe, plus noctambule, ira au Mama Shelter près du Père Lachaise. Ce kibboutz urbain propose une programmation musicale inédite. Le cadre, imaginé par Philippe Starck, prolonge parfaitement la journée. Des sets d’artistes et de DJ célébreront le design de l’endroit. Parfaitement intimiste, mélangeant les genres. Parfois loundge, parfois café provincial. Pour finir, calmement (ou pas, d’ailleurs) autour d’un verre. L’occasion de parler encore et encore de design, d’esthétique, de ce que nous avons vu aujourd’hui.

Paris Design Week @ Champs ElysĂ©es – TrocadĂ©ro…

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Notre deuxième jour. Après avoir déambulé dans le mythique quartier Saint Germain, nous voilà dans le triangle d’or. Un écrin de beauté pour accueillir ce que le design international fait de mieux. Notre cerveau raisonne encore des découvertes de la veille et nous trépignons à l’idée de ce que nous allons voir aujourd’hui.

On se retrouve sur la plus belle avenue du monde, les Champs Elysées. Très exactement au 42. On ne peut pas rater cette adresse. Une impressionnante tour de verre futuriste. Celle de Citroën C42 conçue par Manuelle Gautrand. La vitrine internationale de la marque aux chevrons avec son arbre à voitures et dans l’entrée la Citroën Lacoste.

En revenant vers la Concorde, sur l’avenue Matignon, le long des jardins du Grand Palais, le Motor Village lieu dédié à l’automobile transalpine. Le Nolita et sa Terrazza y accueille une exposition, « Le Design Italien »avec des marques aussi prestigieuses que Cappellini, Poltrona Frau et Alcantara. C’est l’architecte Jean-Michel Wilmotte qui signe le décor. Pour un lunch ou un diner, le Nolita propose son menu spécial « Italien Design Food » toute la semaine.

On fait quelques pas sur l’avenue Matignon pour sortir un moment de l’univers automobile. Juste à côté, Ligne Roset. Notre deuxième visite à la griffe. Après le canapé Ploum des frères Bouroullec que nous réserve-t-ils ? Le bilan d’une année incroyablement riche. La collaboration avec 33 créateurs, des rééditions de pièces historiques comme les créations de Pierre Paulin aux débuts des 70’s. Mais aussi, les sièges Saint-James, Simple Bridge et Simplissimo de Jean Nouvel. C’est aussi une première pour la collection outdoor de Philippe Nigro. Du classique, du moderne, c’est toute l’histoire du design qui s’étale sous nos yeux. Une frise d’esthétique.

On longe les jardins légèrement jaunies par les premiers souffles de l’automne. Rue Goujon, la Maison des Champs Elysées. Superbe hôtel particulier, très particulier, qui invite avec son restaurant, La Table du 8, et, exceptionnellement pendant la PDW, à découvrir un cocktail éphémère. 57 chambres et suites, 10 salons en plus du restaurant et de sa terrasse, le tout a été confié à la Maison Martin Margiela.

On traverse quelques rues pour déboucher sur une nouvelle avenue mondialement connue. Georges V. A deux pas du Crazy Horse. Le Luxury Living. Concepteur d’intérieur. Avec une certaine idée du luxe. Sur 900m², des pièces sont recréées pour présenter les collections Fendi Casa (avec, par exemple, l’assise contemporaine, Plaza, ou le lit Urano 2) et Kenzo Maison qui se réapproprie une partie de la culture orientale avec Riscio, un pousse-pousse moderne ou encore ce pouf à allure de pierre précieuse, Alice.

Sur la mĂŞme avenue, la Renoma CafĂ© Gallery. En plein triangle d’or, un lieu hors du temps. Le magazine RĂ©sidences DĂ©coration, investit le Renoma CafĂ© et crĂ©e le buzz avec une scĂ©nographie « street art » signĂ©e François Delclaux. Un vĂ©ritable voyage. Nous voilĂ  plongĂ© dans les Etats-Unis des 50’s. Avec, entre autre, une expo photo incroyable. Aucune de nous ne savait que Maryline avait posĂ© nue au cĂ´tĂ© de James Dean. DĂ©cidĂ©ment, cette promenade est tellement Ă©clectique… nous sommes comme des enfants dans un parc d’attraction.

Situé dans la rue Lincoln, le Ladurée Bar, dans le prolongement de la boutique des Champs, brouille les piste du style maison, innove mais ne trahit pas l’esprit Ladurée. Mais la déco vaut le déplacement à elle seule, quoiqu’en disent nos papilles. Nous nous sentons immergés dans un aquarium, sur des tabourets corail. Il en résulte une ambiance tellement intimiste, elle en est presque fœtale.

Direction maintenant la superbe place des Etats-Unis où nous attend l’un des plus grands noms parisiens, Baccarat. On y célèbre les 170 ans de son verre iconique Harcourt. Une exposition brillante qui sera aussi l’occasion de présenter le nouveau coffret Palais Royal en exclusivité. Nos deux dernières visites nous ont plongés dans un siècle et demi d’histoire. La PDW est une machine à voyager dans le temps et à rencontrer la beauté, les savoir-faire.

Après l’incroyable prisme lumineux des verres Baccarat, nos pupilles n’auront pas le temps de se reposer avec une visite rue Copernic. Là où la lumière est plus intense que partout ailleurs, Barbier Luminaire. Un showroom totalement repensé. Et l’art du luminaire contemporain est à son apogée. Plusieurs collections présentées temps cette semaine, Stéphane Davidts et Oty-Light.

RepĂ©rĂ© sur le Guide de la Paris Design Week, la deuxième boutique parisienne, La Pâtisserie des RĂŞves avec toujours sa brioche duo. Cette fois on s’est attardĂ© sur la collection Origami. Conçue par Olivia Giacobetti, il s’agit d’une gamme de bonbons aux parfums d’enfance. Guimauves, sucettes, caramels, nougats ou encore sucres d’orge vous emmènent dans les replis secrets de votre mĂ©moire pour goĂ»ter aux joies de la nostalgie rĂ©inventĂ©e ! L’un de nous a d’ailleurs optĂ© pour le Paris Brest, Ă©lu meilleur Paris Brest de la capitale.

Sur l’avenue Hoche, le Royal Eclaireur a été pensé dans la lignée de l’hôtel Le Royal Monceau Raffles Paris, par Philippe Starck. On y retrouve tout le Hi-Tech cher à l’esprit Eclaireur, comme par exemple la Z Chair de Zaha Hadid.

Quelques modèles absolument magnifiques sur le boulevard Courcelles, chez Cinna. Les canapés Entailles de Philippe Nigro, le Belem de Didier Gomez, le Lou de Patrick Jouin, le fauteuil Grillage de François Azambourg, le bahut Kermes d’Evangelos Vasilei ou ou encore la bibliothèque Oka de Kazuko Okamoto. Après avoir voyagé dans le XIXème siècle, nous voila plongé en plein XXIème. Dans un instant de silence, nous nous demandons tous si nous serons capables de retrouver notre époque en rentrant, ce soir. Mais après tout, la beauté n’a pas d’âge.

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Talent à la Carte #6 : Le studio Magma (recommandé par Masamichi Katayama)

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Le plus jeune des jeunes talents. Seulement 3 ans d’existence pour le studio Magma et la fougue de la jeunesse comme moteur. Fondé en 2008 par Jun Suginayama et Kenichi Miyazawa, tous deux diplômés en scénographie à l’université d’Art de Musashino. Les deux créateurs étudient les techniques, utilisant à chaque fois les dernière technologies pour repousser les limites de la création et même, de l’imagination. Mais c’est surtout, un sens affirmé de l’humour et du décalage qui permet à ces touche-à-tout de se faire connaître.

ImplantĂ© Ă  Tokyo, le studio Magma s’est spĂ©cialisĂ© dans l’art cinĂ©tique et le design produit mais aborde aussi la crĂ©ation de boutiques Ă©phĂ©mères, ainsi que l’architecture d’intĂ©rieur, la crĂ©ation de mobilier, la scĂ©nographie et la production de robots analogiques… Comme le dit leur parrain, l’architecte d’intĂ©rieur Masamichi Katayama, « Les espaces qu’ils conçoivent sont dĂ©calĂ©s et drĂ´le et ils parviennent Ă  interpeler ma sensibilitĂ© en frappant toujours juste. »

Maison&Objet Projets

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En prolongement de scènes d’intérieur et en lien direct avec now!design à vivre, MAISON&OBJET « projets » est devenu le carrefour incontournable des solutions techniques haut de gamme. Il permet aux architectes, architectes d’intérieur et décorateurs de trouver les partenaires capables de les accompagner dans la réalisation de projets d’exception. Trois grands thèmes cette année pour articuler M&O Projets.

Les matériaux. Sources inépuisables d’inspiration pour l’aménagement intérieur. Avec le nouvel exposant Pavimenti Artigliani Lemma, spécialiste italien de la marqueterie et des parquets de bois XXL, ou encore les solutions architecturales proposées par BROCATELLE qui travaille la pierre et les marbres naturels. Et pour la première fois cette année, DALSOUPLE, spécialiste international du revêtement de sol en caoutchouc. Également, en septembre, une large place donnée aux techniques ancestrales remises au goût du jour avec des créateurs du monde entier.

Domotique et automatisation. La domotique n’est plus un fantasme du futur mais un élément incontournable du design. S’inspirant des dernières tendances stylistiques elle s’intègre comme un élément de décoration. À ce titre, SCHNEIDER ELECTRIC propose des manettes de commande déclinées en véritables collections qui répondent à tous les goûts. HENRI, un des pionniers de la domotique en France, s’inscrit quant à lui dans une démarche d’excellence et de sur mesure, en collaborant avec des spécialistes du marbre et de l’ébénisterie pour réaliser des projets très haut de gamme.

Des produits finis pour des solutions clés en main. Des radiateurs stylés avec WORLDSTYLE, de la literie haut de gamme avec le spécialiste allemand SCHRAMM-WERKSTATTEN GMBH ou le fabricant français LE LIT NATIONAL, mais aussi des escaliers design avec KOZAC, ou encore des billards avec BILLARDS CHEVILLOTTES et BILLARDS TOULET. Le salon propose également des solutions pour la salle de bains avec les vasques en émail lancées à l’occasion de MAISON&OBJET | projets | par JAUNE DE CHROME, les panneaux muraux waterproof de ALEX TURCO ART DESIGNER, ou encore les accessoires et le mobilier de salle de bains proposés par MARGOT et THE WINDSOR BATHROOM COMPANY.

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Paris Design Week @ St Germain Des Près

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L’événement a fait parler depuis des mois. Ça y est nous y sommes, c’est la grande semaine du design dans la capitale. Enfin, le design, tout comme la mode, va avoir sa semaine et s’offrir au grand public. Plus d’une centaine d’acteurs s’est mis au service du rayonnement de la créativité pour exciter l’intérêt des curieux du monde entier. Impossible de faire un choix, nous décidons donc de tout voir. Aujourd’hui le quartier de Saint Germain.

Notre équipe se retrouve donc en milieu de matinée. Avec, pourquoi pas, comme lieu de rendez-vous le 282 du boulevard Saint Germain, devant Cassina. Au pied d’un immeuble typiquement parisien, la vitrine est somptueuse. On y trouve la bibliothèque Biblio Veliero de Franco Albini ou encore Tre Pezzi Wool, fauteuil en poils de chèvre. On en est tous tombés totalement fans.Comme quelques participants, Cassina fait l’honneur aux Parisiens de présenter, lors de cette Paris Design Week, pour la première fois en France ses nouveautés de Milan.

En s’éloignant de la Seine, à l’angle de la rue Grenelle, se trouve Stepevi. Pour cette Paris Design Week, cette maison d’un siècle s’est associée avec Pudelskern pour nous offrir la collection Mirage.

En remontant le boulevard Raspail on trouve Edifice avec les fameuses chaises colorées de Monica Förster, Florinda. En sortant, quelques pas et on tombe chez Alessi et sa toute nouvelle collection, avec une première : des bijoux de Mario Trimachi.

Nous nous rendons ensuite rue de Varenne, Ligne Roset étale sa nouvelle collection. Le canapé des frères Bourroullec, Ploum. Un canapé aux formes tellement naturelles qu’il ressemble à un nuage promettant un confort cotonneux. Nous étions tout prêts à nous y asseoir pour une lecture ou une sieste.

Mais prenant notre courage à deux mains, nous sortons et traversons la rue de Varenne, les yeux envoutés par l’enseigne qui nous attend : la Pâtisserie des Rêves. De quoi reposer ses pieds, mais pas son émerveillement. Avec, une création spéciale pour la Paris Design Week, la brioche Duo créée par Olivia Giacobetti. Un fond de pâte à brioche feuilletée, une boule de brioche fine et une garniture de crème au yuzu avec un cœur de compotée de fraises… un régal. Comme toute la collection de bonbons Origami. Des bonbons aux parfums d’enfance…Rappelez-vous le goût d’un baiser de votre mère ou encore votre premier Noël au coin du feu…

Retour sur le boulevard Saint Germain, Cappellini. Pour le premier anniversaire de cette maison milanaise dans son showroom rose on y découvre notamment le module de Giulio Cappellini, Burkina Faso. Toute l’équipe se demande à l’unisson comment l’esprit fou d’un créateur peut accoucher d’une œuvre à la géométrie aussi stricte. Comme un assemblage qui nous renvoie à nos Tetris enfantins.

Direction l’arrêt Solferino, pour découvrir une jeune enseigne parisienne avec Mondomio qui célèbre sa première année en recevant les œuvres en faïence d’Andrea Branzi, éditées par SuperEgo.

En suivant la rue du Bac en direction de la Seine, nous voilà chez Poltrona Frau.. Cette fois, c’est une maison quasi centenaire qui après le salon de milan présente le canapé transparent Ghostfield. Totalement déroutant. Le savoir-faire mis à nue. Une sensualité sans artifice. Mais également, le majestueux lit de Paola Navone, Lelit. Nous pensons en riant : une création aussi simple et belle que le nom qu’elle lui a donné.

On pouvait difficilement éviter la galerie Marina Life recouverte de ruban adhésif rose. Marina y présente notamment, dans une scénographie originale, les tapis flamboyants d’Emmanuel Pierre avec l’envie toujours présente de bousculer le réel pour le rendre plus beau.
Ensuite, après avoir traversé l’esplanade des Invalides, l’hôtel Thoumieux, Jars y a installé son « Labo » et y présente son savoir-faire : matières, couleurs, formes.

Près du ministère des Affaires Etrangères, se trouve la maison Odile Texier pour se ressourcer. Un monde de luxe, de voluptĂ©, de classicisme et de bon goĂ»t. Trois artistes – Guillaume Piechaud, Mathilde PĂ©nicaud et UschiSchmitt-Landanyi – profitent de ce cadre incroyable pour prĂ©senter leurs Ĺ“uvres. Des pièces uniques, des sculptures. Le tout entre art et dĂ©coration.

Direction Moissonnier et Cascade en revenant à proximité de la rue du bac. Chez Moissonnier, griffe qui maîtrise comme personne le mixe entre moderne et ancien, le lampadaire Grand Canal, futur classique.

2m20 de haut et personnalisable. Un tripode en bois impressionnant. Chez Cascade, spécialiste du bain intégrant Hi Tech et domotique, on y découvre de très belles pièces en Corian® pour le lieu de la maison qui allie le mieux confort et praticité.

A l’angle de la rue Bonaparte, chez Triode. Trois designers – Pierre Gonalons, Arnaud Lapierre et Simon Naouri – se sont penchĂ©s, spĂ©cialement pour la PDW, sur le travail de la porcelaine et du verre pour trois crĂ©ations lumineuses.

Ensuite Aesop, la griffe de produits du corps venue d’Australie. Toujours à la pointe, la marque qui monte propose Pulp 2.0, une installation artistique du travail du Studio Jo Meesters ou le fruit de recherches sur le mix entre les propriétés de résistance à l’eau et l’utilisation de papier usagé.

Direction la rue Vaugirard et le showroom Desio. Anaïs Allard et Didier Versavel y présentent le fruit de leur réflexion sur le cuir. Avec ces pièces en cuir froissé qui invitent le visiteur à se les approprier, où l’on retrouve l’essence intimiste et dominante de la matière transcendée par son travail.

A ne surtout pas manquer près du palais du Luxembourg. David Hicks, décorateur d’intérieur anglais. Dans les 60’s et les 70’s, il a révolutionné les couleurs et les formes du design londonien. Pour la PDW, il propose la collection de la maison LAQ.

Pour finir, la boutique Catherine Memmi qui fête ses 18 ans dans la création de mobilier français. Un mobilier dans l’intemporel : épuré et sobre.

Une journée passée dans le monde du design d’intérieur, une plongée dans l’intimité de la création, un émerveillement sans fin, la découverte d’un monde rêvé. Bref, une journée hors du commun. Et dire que ça recommence demain.

Talent à la Carte #5 : Le collectif Utat Suyama Craft Workshop (recommandé par Yoshiro Narisawa)

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Il s’agit là d’un collectif un peu particulier. Plus que de rassembler des artistes, il fédère des ateliers. Il faut dire qu’en étant implanté dans la ville de Kanazawa (traditionnellement liée à l’excellence des métiers d’art) c’est une forme d’engagement militant. Et c’est exactement l’objectif de ce groupe : soutenir les techniques de la ville, son artisanat et le développement culturel de la région.

Ces ateliers se concentrent sur cinq disciplines : la céramique, la laque, la teinturerie, la ferronnerie et la verrerie. Ici, l’enseignement est prodigué avec le moins de barrière possible pour que chaque étudiant puisse travailler avec sa propre sensibilité et puisse, également, faire perdurer ses techniques en leur insufflant à chaque fois un souffle nouveau. Un mariage permanent entre la modernité et la tradition. Un mariage assuré par Yoshiro Narisawa, grand chef formé pendant 7 années chez Bocuse.

L’espace Retail

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Grande nouveautĂ© au salon M&O de septembre. Un espace dĂ©diĂ© aux espaces de vente. Des espaces qui se multiplient et surtout qui doivent faire face Ă  la nouvelle et rude concurrence des e-commerces. Alors, comment se dĂ©marquer ? En rĂ©pondant Ă  des questions prĂ©cises : En quoi suis-je diffĂ©rent de mes concurrents ? Mes clients comprennent-ils vraiment mon savoir-faire ? Comment rendre mon point de vente plus visible ? Mes clients se sentent-ils vraiment bien reçus ? Quel est le meilleur merchandising pour valoriser mon offre ? Quel est le meilleur Ă©clairage pour mon produit ? Comment rĂ©duire l’attente dans mon point de vente ? Comment faire que mes clients viennent dans mon magasin plutĂ´t que d’acheter sur Internet ?

L’agence AKDV, spécialisée dans le design de site de point de vente, vous guide en trois étapes. 1. Avec 16 tendances du Retail Design mises en scène dans les vitrines autour d’un produit unique. On oublie l’objet pour se concentrer sur le décor. 2. Une grande table autour du Design Process qui détaille la méthodologie de la création jusqu’au déploiement concret du concept, atour des notions phares : acquérir, concevoir, appliquer, déployer, enraciner. 3. Un espace lounge pour échanger dans un cadre convivial avec les différents partenaires de l’espace.