Alors que la gastronomie française entre au patrimoine culturel immatériel de l’humanité, MAISON&OBJET propose sa 3ème et plus importante édition de Paris des Chefs. Une rencontre entre cuisine et création. Pendant trois jours, 20 chefs français vont partager leur créativité avec des architectes, des designers, des photographes, des plasticiens, mais aussi, avec le grand public. 20 binômes réunis autour de la passion de la création. Une réflexion menée autour du thème du visible et de l’invisible.
Il y a 34 ans, Piano et Rogers osaient tout montrer et révéler les entrailles du centre Beaubourg. Comme eux, faut-il étaler les mécanismes du design, ou la part du mystère, du caché est-elle primordiale ? Faut-il surprendre et faire du client un acteur de la découverte, ou au contraire, faut-il enthousiasmer le spectateur dès le premier coup d’œil ? Une problématique combien contemporaine, dans une société qui prône l’absence de pudeur et le tout public, mais se rétracte de plus en plus dans un cocon salvateur. Ravissement des yeux et des papilles, plaisir des neurones.

Pour répondre à un monde extérieur dont la rapidité n’épargne plus personne et que personne ne rejette, la maison est devenue le cocon salvateur. Le lâcher-prise répondant aux impératifs de jouissance. Le terroir face à l’ultra-urbain. MAISON&OBJET cristallise ces tendances et simplifie la lecture de notre monde.
Après Karl Lagerfeld et Philippe Starck, c’est au tour d’Edouard François d’être couronnĂ© crĂ©ateur de l’annĂ©e MAISON&OBJET 2011. Le pionnier de l’ « archidurable » symbolise Ă merveille le Fil Vert, parcours identifiant les exposants qui ont mis le dĂ©veloppement durable au centre de leurs crĂ©ations.
MAISON&OBJET continue à sentir les vents et les courants, avec une nouvelle édition de Paris des Chefs. Ampleur inédite pour ce rendez-vous qui vient, cette année, faire écho à l’entrée de la gastronomie française au patrimoine immatériel de l’humanité. Avec toujours plus de services aux décideurs, acheteurs et créateurs, MAISON&OBJET est plus que jamais le point névralgique de la déco d’intérieur.
VoilĂ une exposition hors norme pour dĂ©couvrir un homme totalement dĂ©calĂ©. Interware, design transversal prĂ©sente le processus crĂ©atif de deux conteurs d’histoires, Maurizio Galante et Tal Lanoman, son associĂ© et tendanceur. C’est qu’il faut bien une exposition complète pour comprendre Maurizio.
Cet Italien de 47 ans n’est jamais là où l’attend. Même ses amis le confirment, chaque invitation à diner cache une improbable surprise. Maurizio s’est fait une spécialité d’aménager les intérieurs d’amis artistes, avec des « objets amis qui nous attendent à notre retour à la maison ».
Objets multiforme, végétaux, animaux, impossible de définir les créations de Maurizio. Un véritable appel à la richesse.
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L’industrie se lance enfin dans le recyclage, l’art en a fait une exposition. Des œuvres comme des trompe-l’œil, où chaque objet est détourné pour offrir une quintessence cachée. REHAB, l’art de re-faire, propose de faire de la conscience écologique la base d’une réflexion artistique, comme ce palmier dans l’entrée de l’expo, entièrement réalisé en pneus. Lucie Chaumont, de son côté, s’est penchée sur sa propre empreinte écologique en moulant chaque emballage plastique qu’elle consomme. Des œuvres marquées par un fort symbolisme, tel ce château de papier, magnifique et éphémère construit par Marjan Teeuwen. Et parfois, même, l’artiste s’inscrit dans l’engagement social. Mierle Laderman Ukeles a serré la main de chaque éboueur de New-York pour les remercier de leur travail. Une photo par rencontre et au final, une œuvre hors du commun. Bref, dans l’art tout est bon.

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10 déc
2010
Par : Aurélien Poirson-Atlan |
Catégorie : Agenda

Hermès ouvre un multi-espace à Paris, rive gauche. Son 335ème magasin dans le monde, mais le 2ème plus important avec 2.000m² et une vraie révolution. Dans cette ancienne piscine 1935 classée, à deux pas de Lutetia, la marque met en valeur son univers domestique de luxe dans des huttes de frêne tressé et courbé. Des nids intimistes et modernes, écolos et futuristes, qui capte la lumière et ne dénature pas l’environnement céramique de l’ancienne piscine. En plus des créations d’Hermès, la marque de luxe vous propose une librairie et un salon de thé. Un plaisir des yeux réalisé par Denis Montel.

Elle était partout, dans tous les médias, dans tous les esprits. La biennale du design de Saint-Etienne a fermé ses portes le 5 décembre. Succès confirmé, puisque Saint-Etienne a été sacré ville créative Unesco de design. Comment expliquer cette réussite ?
Tour d’horizon de ces 12.000m² dédiés à la téléportation. L’avenir se dessine, par exemple, avec des pistes cyclables aériennes reposant sur des câbles d’acier pour ce créateur bulgare. Mais la téléportation se fait aussi par la multifonction, comme un parapluie qui devient un top, un rideau une robe et même un instrument de musique lumineux, la « flampoule ».
La téléportation par la condensation avec un meuble 2 en 1, un lavabo et un WC pour les petits, tout petits appartements. De la créativité visionnaire au sein d’une cité industrielle, voilà qui explique en partie que Saint-Etienne devienne la 9ème ville design au monde reconnue par l’Unesco.
Ce n’est plus une tendance, mais une branche à part entière du design et même de notre culture. Sans faire de bruit, sans s’imposer, la japanese attitude est entrée dans notre mode de vie, comme la pâte à mâcher il y a 60 ans. L’esprit Wabi qui a émergé au XIIème siècle, prône l’humilité et l’absence de superflu.
Normal que l’art et le design en particulier aient été les premiers à digérer cette esthétique du soleil levant. Aujourd’hui, Jasper Morrison et Naoto Fukasawa apparaissent comme les héritiers directs de cette philosophie à travers leur exposition Super Normal. L’exposition-vente au Bon Marché, Japan Brand, ou encore la Biennale International de Saint-Etienne, sont d’autres exemples de la déferlante nippone.
Entre pop et kawaii, entre kitsch et manga, ce pays grand comme la moitié de la France voit grandir les fruits de sa culture ancestrale. Qui s’en plaindra ?

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La 3ème édition du concours « Vivre avec le cuivre » vient de clôturer ses candidatures. Cet événement organisé par l’Institut Européen du Cuivre et le Centre Italien du Cuivre se fait l’écho d’une tendance de plus en plus affirmée. Matériau ancestral, malléable, lumineux, durable, 100% recyclable, le cuivre a été récemment remis à l’honneur par Susan Braly et Tom Dixon avec les célèbres luminaires Copper Shade.
Le concours offre deux catégories : professionnels et étudiants. Avec à la clé, des prix allant de 1.500 à 4.000€. L’année dernière, c’est un trio de Nevers qui s’était illustré chez les étudiants avec Healthy Roots, tuteur polymorphe qui profite des vertus antibactériennes du cuivre pour protéger les plantations. Pour plus d’information sur le cuivre dans le design, rendez-vous sur www.copperindesign.org

And the winner is… le lampadaire PULL. Le luminaire venu du nord. Les Muuto Talents Awards, qui réunissent les jeunes designers de Norvège, Suède, Danemark, Finlande et Islande, a récompensé John Astbury, Bengt Brümmer et Karin Wallenbäck, du studio Whatswhat collective. Le lampadaire Pull allie, selon le jury, «de solides références scandinaves dans le design du produit et les matériaux utilisés, combiné avec des caractéristiques fonctionnelles surprenantes et soignées ». Sobriété et fonctionnalité, c’est effectivement tout l’esprit scandinave qui se retrouve dans ce premier prix.

Un peu plus de quatre mois pour observer les Oscars du design. Les grandes institutions politiques nationales et franciliennes célèbrent l’Observateur du Design 11. Soit 209 réalisations pour revivre l’année du design. Un best of de l’usuel et du quotidien, où chaque lauréat bénéficie du label « compétition internationale » de l’ICSID (International Council of Societies of Industrial Design), référence en matière de design. Le concours est ouvert à tous et n’a qu’un but : sensibiliser les entreprises à la nécessité du design ; autrement dit, à notre besoin viscéral d’esthétique. Et ce sont ces objets de tous les jours qui sont visés. L’année dernière, les étoiles avaient été remises, entre autre, aux stylos B2P, à l’échographe Venue 40, à la lampe Perla, au grille pain Toaster Vision ou encore à Linky, le compteur électrique communiquant. A mi-chemin entre le concours Lépine et une galerie d’art, à ne pas manquer.
