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Intérieurs 2010, la haute décoration à la française

Catégorie : Agenda, Focus, Rencontres, RepĂ©rages, Revue du web

L’art de la haute décoration à la française, c’est un passeport du bon goût de l’hexagone. Partout dans le monde, la France cultive cette image de savoir vivre et savoir recevoir. Une image qui trouve encore une réalité. Et si vous en doutez, la preuve est apportée par dix artistes contemporains qui s’exposent dans Intérieurs 2010, le Style français. Notons, par exemple, le salon ondoyant de François Cartoux ou encore le bureau présidentiel du Président de la Terre de Joseph Dirand.

Retrouvez également l’imagination de Tristan Auer, Buttazzoni & Associés, FrançoisèJoseph Graf, India Mahdavi, Chahan Minassian, Alberto Pinto, Studio Putman et Pierre Yovanovitch. Comme disait Daniel Pennac, « quand on ne peut pas changer le monde, il faut changer le décor ». Alors courrez à cette exposition, peut-être un premier pas de bon goût dans la révolution de demain.

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Retour sur les 10 designers now! design Ă  vivre 2010

Catégorie : Focus, Rencontres, RepĂ©rages

Une semaine / Un Designer # Normal Studio

Une semaine / Un Designer # Gilles Belley

Une semaine / Un Designer # Michel Charlot

Une semaine / Un Designer # Marie-Aurore Stiker-Métral

Une semaine / Un designer # Philippe Nigro

Une semaine / Un Designer # Constance Guisset

Une semaine / Un designer # Joachim Jirou-Najou

Une semaine / Un designer # Sam Baron

Une semaine / Un designer # Mathieu Lehanneur

Une semaine / Un designer # Les 5.5 designers

Baccarat mis en lumière

Catégorie : Focus, Rencontres, RepĂ©rages, Revue du web

Voici, peut-être, l’étape la plus poétique de notre parcours Designer’s Days. L’association, du haut de ses dix ans, se lie à un aïeul, Baccarat, 246 ans d’existence, pour une idée lumineuse qui pourrait se résumer par cette phrase de Victor Hugo : « Le style est comme le cristal, sa pureté fait son éclat ».

Le style et la pureté sont là et pour les mettre en valeur, c’est Yann Kersalé, lighting designer, qui braque la caresse de ses projecteurs sur les œuvres cristallines. « C’est un jardin secret où les visions se murmurent. C’est l’espace où la nuit ricoche sur la géo-poétique de nos pensées.

Un parcours dans les cristallines de nos esprits fugaces. Et maintenant embrassez-vous si vous voulez ». Une mélodie de lumière et une nouvelle étape sans faute de goût pour Designer’s Days.

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Une semaine / Un Designer # Normal Studio

Catégorie : Agenda, Focus, Rencontres, RepĂ©rages

Designer’s Days n’a que 10 ans, pas encore adolescent, mais déjà un goût très sur de la qualité. D’où cette invitation à découvrir le travail de Normal Studio. Un timing parfait avec Les Arts Décoratifs qui clos son cycle sur le minimalisme actuel avec les créations de Normal Studio. L’occasion pour nous de porter les projeteurs de notre admiration sur ces deux créateurs. Car ils sont deux à se cacher derrière ce nom devenu synonyme de bon goût et de simplicité. Jean-François Dingjian et Eloi Chafaï. Le premier est né à Valence et a commencé sa carrière en fondant un magazine de design et en élaborant un programme pour la région Rhône Alpes sur le rapport entre le design et les PME. Original. Tout comme son compère. Eloi Chafaï est Parisien, il découvre le design et la créativité à travers le graffiti. Il débutera comme stagiaire de Jean-François Dingjian, mais rapidement le maître ne pourra plus se passer de son élève.

Fondé il y a 4 ans, leur Normal Studio est un exemple de réalité. Ancrés dans la production industrielle, ils en détournent les formes, les simplifient et retournent leurs créations aux chaînes de montage. Il est vrai que l’artisanat a toujours une poésie que les amoureux du design applaudissent. Mais Jean-François et Eloi, eux, préfèrent que la beauté se produise en masse pour la masse. Nous sommes loin des objets à exemplaire unique qui se ne vendent qu’au coup de marteau pour des sommes astronomiques.

Normal Studio c’est l’antithèse du maquillage. Pas d’effet, les matériaux sont employés pour ce qu’ils sont. Les objets se lisent simplement, les courbes s’offrent à vous. Normal Studio, c’est la beauté des femmes avant l’invention des retouches photo. Les deux hommes sont surs qu’il suffit de se débarrasser du superflu pour trouver la beauté. D’ailleurs quand Philippe Starck leurs demande, comme à neuf autres créateurs au salon MAISON & OBJETS, ce qu’il nous manque aujourd’hui, ils répondent : « Rien. Il faut juste apprendre à regarder ». Et c’est toute leur philosophie qui est résumée ici.

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Une semaine / Un Designer # Gilles Belley

Catégorie : Focus, Rencontres, RepĂ©rages

Gilles Belley, la planète dans votre salon

Gilles Belley a 34 ans et de l’avenir devant lui. Il fait partie de cette nouvelle génération de designers à laquelle il faudra rapidement trouver un nom. Dans la lignée de Mathieu Lehanneur, cette génération opte pour un design engagé sans jamais oublier l’esthétique.

Diplômé de l’ENSCI – Les ateliers en 2001, avec un travail de fin d’étude sur l’ennui, il collabore ensuite avec les Bouroullec avant de s’envoler de ses propres ailes, sans y laisser la moindre plume. Il a reçu l’année dernière le prix Agora pour le design de sa Fabrique Végétale. Une recherche sur les agromatériaux – ces résidus agricoles destinés à se substituer au plastique – en collaboration avec le laboratoire de chimie agro-industrielle de Toulouse. Le résultat est à la fois beau, intelligent et éducatif.

A travers l’utilisation de ces créations, on redécouvre le cycle de la nature. Par exemple, la Colline est un caillou à placé dans son pot de fleur. Utilisant le principe de l’érosion, chaque arrosage enseveli un peu plus le rocher qui libère en même temps des matières organiques nutritives. Ou encore la brindille, qui dans sa coupelle délivre des particules aromatiques au contact d’un peu d’eau.

Un travail remarquable de simplicité. « Dans le domaine du design, je me considère tellement comme amateur que la notion d’esthétique me paraît étrangère. J’en suis au début de la question ». Difficile à croire quand la réflexion se poursuit par cet axiome digne d’Oscar Wilde, « j’ai cependant compris que la beauté était le degré ultime du sens et de la cohérence des choses ». Ce qui a changé avec cette nouvelle génération, c’est peut-être le sens de la beauté.

Aujourd’hui, la nature est belle et l’influence de l’homme doit se faire de plus en plus discrète. Tout un programme pour le design. Loin de la clairvoyance résignée du grand maître, Philippe Starck, « le design, ce n’est rien, c’est des cadeaux de Noël », aujourd’hui, le design est utile. Il rééduque et répond enfin à la question de toute une génération : comment ne pas abîmer ma nature sans sacrifier confort et beauté ? Et dire qu’on a longtemps cru que c’était impossible.

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Why design now ? le design sera engagé ou ne sera pas

Catégorie : Agenda, Rencontres, RepĂ©rages, Revue du web

Le Musée national du design Cooper Hewitt à New-York accueille la 4ème exposition de la série National Design Triennal. Avec un titre intelligent : Why design now ? Plus qu’une simple expo, c’est une véritable démarche philosophique avec un préambule de base à faire rougir les moins modestes de nos créateurs : la réflexion des designers est devenue une clé essentielle à la résolution des grandes problématiques humaines et environnementales. L’exposition s’évertue donc à explorer le travail des designers a travers une multitude de domaines. Architecture, mode, graphisme, médias ou paysagisme.

Why design now ? va encore plus loin, laissant sous-entendre que les leaders politiques et économiques et même nous, simples citoyens, tout le monde devrait épouser les valeurs du design moderne. Une théorie qui pourrait sembler un peu exagérée aux néophytes, mais il nous suffit de penser aux travaux du Français, Mathieu Lehanneur, du Belge, Thierry Bataille ou encore du Turc, Savaş Çekiç. Quand nos leaders politiques baignent dans l’action sans jamais prendre un pas de recul. Quand les intellectuels ont tous abandonné la lutte pour se retrancher sur leurs neurones. Les designers sont, finalement, les derniers citoyens à penser leur monde et à faire de cette pensée la matière première de leur artisanat.

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Gaetano Pesce, la folie géniale

Catégorie : Focus, Rencontres, RepĂ©rages, Revue du web

Barbe blanche, front dégarni, cheveux hirsutes et petites lunettes encadrant un regard espiègle. Difficile de se faire une première impression sur Gaetano Pesce. Savant fou ou sage spirituel. Peut-être les deux à la fois. Sûrement.

L’Italien de 71 ans n’est pas réductible à une seule définition. Sa liberté n’a pas de prix. Ce qui l’a d’ailleurs poussé à s’éloigner de sa marque fétiche Cassina. «J’avais un peu mal au cœur ces dernières années, je ne reconnaissais plus la marque Cassina, banalisée depuis qu’elle a été rachetée par la holding Charme. Elle avait perdu son identité, celle d’une entreprise capable de produire des œuvres expérimentales. C’est avec Cassina que j’avais créé, en 1969,Up donna , un siège radical.» Expatrié à New York depuis 20 ans, sa pensée et sans concession, mais dépourvue de rancune aussi. Cassina a retrouvé ses valeurs et Pesce fait son retour.

Il a profité du Salone internazionale del mobile à Milan au début du mois d’avril, pour annoncer son nouveau projet. Grandiose, engagé et plein de sens. 61 tables toutes différentes, mariant le vert, le blanc et le rouge, les couleurs nationales, qui s’imbriquent en un puzzle géant qui dessinera la carte de l’Italie. L’œuvre s’appellera Sessantuna, soixante et un en italien, comme 1861, date symbolique de l’unité italienne conquise par Giuseppe Garibaldi.

Et pour parfaire le tout, Gaetano Pesce fabriquera chaque pièce dans la province de Brianza, région historique de la Lombardie. Le tout sera présenté l’année prochaine à la Fiera Milano, pour les 150 ans du Resorgimento. «Je suis toujours un rêveur, je voulais recommencer, montrer que l’on pouvait encore élargir le langage du design.»

Voilà le design selon Pesce. Depuis toujours. Il y a quelques années, il crée la lampe tchador pour dénoncer le voile. Finalement, la meilleur façon de comprendre Gaetano Pesce, c’est encore de se référer à ses idoles. Tous surréalistes, à commencer par le maître absolu du design imaginatif, Salvador Dali. Lui qui disait que « l’unique différence entre un fou et moi, c’est que moi je ne suis pas fou ». Ne serait-ce pas là la meilleure définition du designer italien ?

Les architectes tissent leur toile

Catégorie : Focus, Rencontres, RepĂ©rages

Il est des premiers pas qui annoncent de longues et belles marches. C’est le cas d’Architurn, premier bureau d’architecture entièrement en ligne. Un principe tout aussi simple que génial et surtout follement contemporain. Il vous suffit de dessiner sommairement votre intérieur, de décrire vos envies et d’envoyer le tout à une équipe d’architectes (citons par exemple Nelson Wilmotte, Adrien Durrmeyer ou encore le Collectif Ciguë).

La suite est une collaboration commerciale classique, sauf qu’ici, tout se passe en ligne. Ainsi Architurn se permet des tarifs ultra concurrentiels. Mais la grande force de ce concept c’est de se créer un nouveau marché. A tous ceux pour qui faire appel à un professionnel relevait du fantasme ou du mystère, Architurn mâche le travail. Le potentiel d’action d’internet est sans fin. Les sites de rencontre l’ont compris il y a longtemps. C’est au tour des architectes. L’architecture professionnelle se démocratise et on ne peut qu’applaudir.

Une semaine / Un Designer # Michel Charlot

Catégorie : Focus, Rencontres, RepĂ©rages

Difficile, voir arrogant d’écrire un portrait d’un designer de 24 ans qui suit encore ses études. Oui, mais voilà, il n’y a aucun risque à parler dès maintenant de Michel Charlot. Cheveux roux hirsutes, gueule d’enfant sage, le Suisse porte sur lui son pragmatisme. Enfant d’un millénaire désillusionné, désacralisé, il ne perçoit pas le design comme la clé. « Je ne suis pas dans une démarche où je tenterais de sauver la planète par le design, je vois l’écologie, comme un thème complexe par rapport auquel il faut avoir une vision d’ensemble. Moi j’essaie simplement de trouver des solutions esthétiques, économiques et fonctionnelles ». Michel Charlot, ou l’art simple de ne pas regarder le monde à travers le trou de sa propre serrure.

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Une semaine / Un designer # Philippe Nigro

Catégorie : Focus, Rencontres

Philippe Nigro, la surprenante réussite de la simplicité :

Une attitude simple, un visage franc et un regard qui porte loin. Loin, là où les concepts naissent, là où les considérations des microcosmes ne portent plus.

Philippe Nigro ne cherche ni à tromper, ni à plaire et n’hésite pas à tenir des discours à contre-courant du design ambiant. « Je suis fasciné par le concept et le système plus que par les formes ». Toutes les créations du Niçois sont contenues dans cette phrase ; la praticité avant tout et des meubles qui ont la simplicité de la pensée claire.

A 35 ans, le créateur implanté à Milan, a été consacré en début d’année au salon MAISON&OBJET. Considéré comme l’avenir de la profession, il faisait partie des 10 jeunes créateurs de la « Génération 2020 » sous la houlette de Philippe Starck.

Il y a dix ans déjà, Philippe Nigro était primé lors d’un concours Habitat pour sa lampe Flac, réalisée lors de ses études d’Arts Appliqués à Lyon.

Aujourd’hui, ses collaborations se listent sur des pages entières, avec toujours cette philosophie si particulière.

Philippe Nigro vit en permanence sur un paradoxe, en recherchant un « déséquilibre stable », un esthétisme « fonctionnel et intellectuel », des « idées matérialisées ». Et comme on le sait, à la source de la vérité, il y a toujours un paradoxe.