Depuis 30 ans, le VIA profite des vacances pour récompenser les meilleurs élèves. 50 projets venant de 18 écoles de design différentes sont exposés, avec un double objectif : détecter les grands talents de demain et présenter et informer le jeune public sur les formations françaises. Une exposition toujours passionnante. Pour les mordus de design, l’occasion de se faufiler dans une recherche à l’état brute, dans les expérimentations les plus récentes et les courants de demain.
Noam Toran est un artiste plus qu’un designer. Sa dernière exposition, Things Uncommon, est même l’opposé du design : des objets détournés, inutiles, qui soulignent avec humour, et parfois cruauté, l’absurdité de nos besoins individuels. Vous retrouverez par exemple, ce chariot indéfinissable pour hôtesse de l’air, un li/valise/terrain de base-ball, ou encore un aspirateur plus intéressé par votre libido que vote poussière.
L’exposition Things Uncommon est un ovni génial. Parmi les étrangetés, un film, Object for Lonely Man, qui dépeint tout l’univers de Noam Toran en reprenant tous les objets clés du célèbre A bout de souffle, de Godard. Dans la même veine, le dernier film de l’artiste, If We Never Meet Again, une histoire incomplète que seul le visiteur peut finir. Ou encore, The MacGuffin Library (selon Hitchcock, les MacGuffin sont des objets mystérieux, prétexte au développement d’un scénario) une bibliothèque in progress où tout reste à écrire.
Parallèlement, à cette expo au Lieu du Design, Noam Toran a investit une vitrine des Galerie Lafayette. En vous promenant sur le boulevard Haussmann, vous apercevrez une animation illuminée : Obsolete Machine n°1, ou comment agrafer et dégrafer un soutien gorge machinalement.
Vous l’aurez compris, Noam Toran est l’incontournable de l’été parisien.
2010
Catégorie : Agenda, Focus, Rencontres, RepĂ©rages, Revue du web
L’art de la haute décoration à la française, c’est un passeport du bon goût de l’hexagone. Partout dans le monde, la France cultive cette image de savoir vivre et savoir recevoir. Une image qui trouve encore une réalité. Et si vous en doutez, la preuve est apportée par dix artistes contemporains qui s’exposent dans Intérieurs 2010, le Style français. Notons, par exemple, le salon ondoyant de François Cartoux ou encore le bureau présidentiel du Président de la Terre de Joseph Dirand.
Retrouvez également l’imagination de Tristan Auer, Buttazzoni & Associés, FrançoisèJoseph Graf, India Mahdavi, Chahan Minassian, Alberto Pinto, Studio Putman et Pierre Yovanovitch. Comme disait Daniel Pennac, « quand on ne peut pas changer le monde, il faut changer le décor ». Alors courrez à cette exposition, peut-être un premier pas de bon goût dans la révolution de demain.
Décidément, Nathalie Rykiel n’a de cesse de nous surprendre et de se diversifier. La maison Rykiel se lance dans la déco avec une ligne inédite de décoration d’intérieur au nom aussi simple que génial, « Home Chic Home ».
Créée en collaboration avec la maison Lelièvre, spécialiste réputé des tissus d’ameublement, la gamme se compose de plaids, de coussins, de stickers muraux, de pouf, de rideaux et d’un fauteuil.
Le tout décliné en imprimés fleuris ou à rayures horizontales. Vous y retrouverez toutes le griffes qui ont fait la réputation de la maison Rykiel, avec quelques petites différences, puisque « on ne s’habille pas comme on décore sa maison ». Une précision de la créatrice, qui nous rassure.
2010
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Voilà une exposition ambitieuse comme on les aime. Archi & BD – La ville dessinée, met en lumière les relations essentielles entre bande dessinée et architecture, design, politique… Annoncé comme ça, le thème peut paraître simpliste, mais nous vous le disions, l’expo est ambitieuse. 150 auteurs internationaux et 350 œuvres et des surprises à chaque coup d’œil.
Affinités des auteurs et des époques (Franquin, Maurice, Swarte, Floc’h…), plongée dans la réalité illustrée des grandes cités, NY, Tokyo… réalisation de maquettes de bâtiments, de villes utopiques, d’univers connexes… Un siècle d’étude transversale entre les mains de Jean-Marc Thévenet, directeur du festival international de la bande dessinée d’Angoulème de 1998 à 2006, et de Francis Rambert, directeur de l’Institut français d’Architecture. A voir et à feuilleter.
Voilà un superbe medley d’œuvres torturées et significatives. Design Miami/Basel a accueilli des galeristes du monde entier pour un condensé de design’art et quelques pièces rares de design contemporain. Impossible ici, en quelques lignes, de vous décrire toutes ses créations qui nous ont donné un torticolis et fait bouillir nos neurones. Notons, pour l’exemple, la chaise de Nacho Carbonell, qu’il a imaginé au sein d’un bosquet de tiges métalliques. Un moyen sur d’être tranquille pour 92.000 euros. A voir également, la table Alone in a Crowd Table de Rolf Sachs, qui a glissé sous la surface de verre 511 minuscules personnages tous occupés aux diverses tâches de la vie quotidienne (A voir ci dessous). Hautement esthétique, hautement philosophique, on adore.
2010
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L’école nationale supérieure d’architecture paysage d’Aquitaine ouvre un grand concours aux étudiants. Pour la 2ème édition des Escales du design, 4 Design organise le Design dans tous les sens avec un thème très actuel : le bois dans tous ses états. Une grande exposition à laquelle viendront s’ajouter les 10 projets sélectionnés avec à la clé trois prix valorisés à 3.000, 1.500 et 500 euros. Rendez-vous en décembre pour les résultats.
C’est l’été. Et l’été, tout le monde le sait, Paris est abandonné à ses touristes. Vous avez, vous aussi, décidé de descendre à la recherche du soleil, ça tombe bien, l’art et le design vous ont précédé. Deuxième édition de l’Art au Paradis à Marseille. La rue Paradis dans le 6ème est exceptionnelle. Pas moins de 8 enseignes de design, une agence d’architecture et une maison de vente aux enchères.
Une densité incroyable que les acteurs ont décidée d’exploiter en donnant leur chance à deux jeunes artistes pour une promenade riche en création. L’année passée, 1 200 curieux avaient arpenté le bitume marseillais. Cette année, pour gonfler encore ce chiffre, les organisateurs ont misé sur Katia Bourdarel, Anne-Valérie Dupond, Laurent Perbos et Adrien Pécheur. Une ballade d’art contemporain entre un verre sur le Vieux-Port et la plage, parfois la culture ressemble tellement au bonheur.
C’est devenu une règle de vie. Impossible de traverser le 3ème arrondissement sans s’arrêter à la Gallery Bensimon. Un lieu d’échanges, de rencontres et d’anticipation, un véritable temple pour les amoureux de design.
C’est donc sans surprise que l’on retrouve le lieu investit dans les Designer’s Days. Au 111 de la rue Turenne, la Nature a envahi les lieux pour présenter un design ultra-contemporain et ce qui sera peut-être la société de la prochaine décennie. Et la sélection est, comme d’habitude, parfaite. Notons, au hasard, les meubles géniaux à base de sciure de bois et de résine de l’Israélien, Yoav Avinoam.
Les vases en cuir de l’Anglais, Simon Hassan, la recherche de nouveaux matĂ©riaux de Formafantasma ou encore l’object of sound, crĂ©ation du Studio Nocc qui met en relation l’objet et l’individu. Autrement dit lorsqu’on prononce un mot enregistrĂ© dans le logiciel, on obtient un graphique qui suit le volume de la parole prononcĂ©e. Ce graphique est la base d’un futur objet rĂ©alisĂ© ensuite en 3D. Ici des vases remarquables. C’est le design de demain, le monde de notre imaginaire et pourtant, c’est bien rĂ©el.
Designer’s Days a 10 ans et comme tout enfant de 10 ans, l’association cherche, explore, questionne. Le parcours 2010 proposait ainsi de nombreux rendez-vous avec votre avenir, avec toujours cette idée de prouver à quel point le design est ancré dans notre quotidien, prêt à répondre aux exigences de notre époque. Boffi s’était largement associé à l’événement. D’abord, aux showroom Boffi Bains de Saint-Germain. Designer’s Days a rendu hommage aux maîtres de l’eau et à leur Miroir Liquide.
Création mystérieuse, présentée comme « une métamorphose du liquide en image vidéo, une matérialisation du fluide en mur électronique ». Le génial Philippe Di Meo nous rappelle que si l’eau est devenue un enjeu mondial, il n’en reste pas moins un élément dont on ne peut négliger les qualités apaisantes, esthétiques et quasi magiques.
Restons Ă Saint-Germain. Direction le Boffi Studio, qui depuis des dĂ©cennies Ĺ“uvre pour que la cuisine devienne la pièce de crĂ©ation qu’elle mĂ©rite. Pour l’anniversaire de l’association, Boffi avait invitĂ© dix crĂ©ateurs de talent et prĂ©sentĂ©, dans une scĂ©nographie originale, une promenade au cĹ“ur de sa cuisine. Lieu de rĂ©ception, d’échange et d’offrande, bref un vĂ©ritable autel du design. Nous en sommes ressortis avec l’impression d’avoir voyagĂ© Ă travers l’histoire de l’hospitalitĂ© et d’avoir touchĂ© du doigt le gĂ©nie pratique. Et c’est cette scĂ©nographie de CĂ©dric Martineaud qui a Ă©tĂ© rĂ©compensĂ©e lors de la soirĂ©e de clĂ´ture des Designer’s Days, par les lecteurs du magazine AD.





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