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J(‘)aime Hayon

Catégorie : Focus, Rencontres

En seulement six ans « l’Almodovar du design » est devenu la nouvelle star de la crĂ©ation. Il incarne une gĂ©nĂ©ration qui revendique le retour au style comme une signature unique et singulière. En cette annĂ©e 2010 il est mis Ă  l’honneur comme crĂ©ateur de scènes d’intĂ©rieur. RĂ©cit.

De la Pop culture Ă  Henri VIII :

Après des études à L’instituto Europeo di design de Madrid, puis à l’Ecole des Arts Décoratifs de Paris, il intégrait la célèbre Fabriqua, laboratoire de recherche et de communication de la marque Benetton. Luciano Benetton et Oliviero Toscani lui confièrent très rapidement la direction artistique du département design, qu’il occupera pendant cinq ans. Depuis, il a su marquer les esprits, nul n’oublie ses pièces une fois croisées.

« Je voudrais mourir avec un crayon dans la main »

Ce personnage haut en couleur qui se dĂ©finit comme un « artiste designer », littĂ©ralement fan de graffitis et de street culture, touchant Ă  la culture pop et aux comics, rĂ©habilitant des formes comme celle du Coq Ă  qui il fournit une fonction tout en l’érigeant en personnage central d’une histoire magique. Aussi fascinĂ© par Henri VIII que par le music-hall, ce dandy Ă  l’âme sensible puisse – Ă  en croire ses Ĺ“uvres – ses sources d’inspirations partout.

C’est en 2005 que Jaime Hayon commence à développer des projets à titre personnel, d’abord autour de la céramique et du mobilier, puis élargissant son activité à l’architecture d’intérieur et l’installation. Remarqué par le monde de l’art, il expose pour la première fois dans des galeries, mettant en scène sa démarche créative à travers des projets comme Mediterranean Digital Baroque à la galerie David Gill de Londres ou encore Mon Cirque, déclaration onirique et métaphore de la liberté de l’artiste. Par ces associations d’objets imposant un décor, Jaime Hayon se fait ensemblier, propose une œuvre globale, expose une transversalité qui rend la ligne fine entre design, art et décoration.

Camper, Swarovski, Lladro, Bisazza, Baccarat, Ceccotti, Bosa, Pallucco, Gaia et Gino, Moooï, Métalarte, toutes les plus grandes marques le demandent, tout en sachant objectivement que les objets et meubles ne sont pas ses seuls centres d’intérêts. Il a très récemment réaménagé la Terraza del Casino à Madrid,


conçu la bijouterie Octium au Koweit,

ou encore la boutique Camper Ă  Tokyo, sans oublier une paire de chaussures pour ladite marque.

Cet automne, il exposait de concert avec l’artiste Nienke Klunder à la galerie Spring House de Londres, des objets usuels ou non, s’inspirant des icônes de la culture américaine, fast-food et autre Disneyland.

LĂ  encore, fantasmagorie ludique et pertinence du propos allaient de pair avec un rocking-chair Hot-dog, une table Limousine… C’est donc en esthète Ă©lĂ©gant, dĂ©calĂ© et passionnĂ©, que Jaime rĂ©volutionne le monde du design. Sans prĂ©cĂ©dent.

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Commentaires (1)

[...] méandres du cerveau d’un créateur. Et pas n’importe lequel, « l’Almodovar du design ». Jaime Hayon, plus artiste que designer, impose son style comme une marque au fer rouge. Avec Moving Ideas, le [...]

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