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Gallery Bensimon, Naturellement

Catégorie : Focus, RepĂ©rages, Revue du web

C’est devenu une règle de vie. Impossible de traverser le 3ème arrondissement sans s’arrêter à la Gallery Bensimon. Un lieu d’échanges, de rencontres et d’anticipation, un véritable temple pour les amoureux de design.

C’est donc sans surprise que l’on retrouve le lieu investit dans les Designer’s Days. Au 111 de la rue Turenne, la Nature a envahi les lieux pour présenter un design ultra-contemporain et ce qui sera peut-être la société de la prochaine décennie. Et la sélection est, comme d’habitude, parfaite. Notons, au hasard, les meubles géniaux à base de sciure de bois et de résine de l’Israélien, Yoav Avinoam.

Les vases en cuir de l’Anglais, Simon Hassan,  la recherche de nouveaux matĂ©riaux de Formafantasma ou encore l’object of sound, crĂ©ation du Studio Nocc qui met en relation l’objet et l’individu. Autrement dit lorsqu’on prononce un mot enregistrĂ© dans le logiciel, on obtient un graphique qui suit le volume de la parole prononcĂ©e. Ce graphique est la base d’un futur objet rĂ©alisĂ© ensuite en 3D. Ici des vases remarquables. C’est le design de demain, le monde de notre imaginaire et pourtant, c’est bien rĂ©el.

Boffi au beau fixe

Catégorie : Focus, RepĂ©rages, Revue du web

Designer’s Days a 10 ans et comme tout enfant de 10 ans, l’association cherche, explore, questionne. Le parcours 2010 proposait ainsi de nombreux rendez-vous avec votre avenir, avec toujours cette idée de prouver à quel point le design est ancré dans notre quotidien, prêt à répondre aux exigences de notre époque. Boffi s’était largement associé à l’événement. D’abord, aux showroom Boffi Bains de Saint-Germain. Designer’s Days a rendu hommage aux maîtres de l’eau et à leur Miroir Liquide.

Création mystérieuse, présentée comme « une métamorphose du liquide en image vidéo, une matérialisation du fluide en mur électronique ». Le génial Philippe Di Meo nous rappelle que si l’eau est devenue un enjeu mondial, il n’en reste pas moins un élément dont on ne peut négliger les qualités apaisantes, esthétiques et quasi magiques.

Restons Ă  Saint-Germain. Direction le Boffi Studio, qui depuis des dĂ©cennies Ĺ“uvre pour que la cuisine devienne la pièce de crĂ©ation qu’elle mĂ©rite. Pour l’anniversaire de l’association, Boffi avait invitĂ© dix crĂ©ateurs de talent et prĂ©sentĂ©, dans une scĂ©nographie originale, une promenade au cĹ“ur de sa cuisine. Lieu de rĂ©ception, d’échange et d’offrande, bref un vĂ©ritable autel du design. Nous en sommes ressortis avec l’impression d’avoir voyagĂ© Ă  travers l’histoire de l’hospitalitĂ© et d’avoir touchĂ© du doigt le gĂ©nie pratique. Et c’est cette scĂ©nographie de CĂ©dric Martineaud qui a Ă©tĂ© rĂ©compensĂ©e lors de la soirĂ©e de clĂ´ture des Designer’s Days, par les lecteurs du magazine AD.

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Baccarat mis en lumière

Catégorie : Focus, Rencontres, RepĂ©rages, Revue du web

Voici, peut-être, l’étape la plus poétique de notre parcours Designer’s Days. L’association, du haut de ses dix ans, se lie à un aïeul, Baccarat, 246 ans d’existence, pour une idée lumineuse qui pourrait se résumer par cette phrase de Victor Hugo : « Le style est comme le cristal, sa pureté fait son éclat ».

Le style et la pureté sont là et pour les mettre en valeur, c’est Yann Kersalé, lighting designer, qui braque la caresse de ses projecteurs sur les œuvres cristallines. « C’est un jardin secret où les visions se murmurent. C’est l’espace où la nuit ricoche sur la géo-poétique de nos pensées.

Un parcours dans les cristallines de nos esprits fugaces. Et maintenant embrassez-vous si vous voulez ». Une mélodie de lumière et une nouvelle étape sans faute de goût pour Designer’s Days.

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Les Dix commandements du design

Catégorie : Focus, RepĂ©rages, Revue du web

Voilà, décidément, un anniversaire comme on les aime. Les 10 ans de Designer’s Days n’ont pas fini de nous ravir. Avec de nouveaux entrants dans le monde des amis de l’association, comme Roche Bobois. Elizabeth Leriche signe, dans le showroom du magasin, la scénographie de la nouvelle collection. Beau, très beau même, mais pas très original nous direz vous, mais c’est sans compter sur la touche Designer’s Days. La scéno se dessinait autour d’un thème : les dix commandements du design.

Une vĂ©ritable ligne de conduite du designer moderne, largement tournĂ©, comme la nouvelle collection Bobois, vers l’écologie. Et c’est le couturier Jean-Paul Gaultier qui ouvre la cĂ©rĂ©monie  : « l’Ă©veil des sens et de l’esprit tu susciteras ». Le styliste a rĂ©interprĂ©tĂ© le cĂ©lèbre Mah Jong en l’habillant de son emblĂ©matique toile marinière avec pompons-capitons. Le 1er de ces commandements donne d’ailleurs le la : « Les ressources renouvelables tu privilĂ©gieras, notre planète tu honoreras ». Jusqu’au dernier, vĂ©ritable mise en garde morale : « VanitĂ© et futilitĂ© tu ignoreras ». En passant par notre petit chouchou, le numĂ©ro 8 : « Aux besoins de ton prochain, de son serviteur, de sa servante, de son bĹ“uf et de son âne tu rĂ©pondras ». Le Mont SinaĂŻ s’est dĂ©placĂ© boulevard Saint-Germain.

Tombez dans le panneau de bois avec Designer’s Days

Catégorie : Agenda, Focus, RepĂ©rages, Revue du web

Certains d’entre vous n’ont pas eu la chance de suivre la promenade géniale des Designer’s Days à Paris. Evidemment, un grand dommage car cette année encore pour ses 10 ans, la sélection fut incroyable. De grandes découvertes, des confirmations délicieuses, mais surtout une créativité et une originalité comme une bouffée d’air dans le design ambiant. Petit cours de rattrapage dans ces colonnes, en commençant par Oberflex. Pour l’occasion, la marque a déménagé sur le mythique faubourg Saint-Antoine pour s’installer au Lieu du Design.

La thématique de cet anniversaire des Designer’s Days a largement tourné autour de la nature et de la société de demain. Normal, donc, de se tourner vers Oberflex et ses panneaux de bois décoratifs. Une histoire d’amour qui remonte à 40 ans. Les pionniers du panneau naturel proposent 500 références mises en évidence grâce à une scénographie géniale de Cakedesign. La promenade s’est déroulée dans un labyrinthe de cubes où nous étions autorisés et même poussés à toucher, sentir et jouer avec ce monde de construction de bac à sable. Une première étape très révélatrice de la balade proposée par Designer’s Days, rendant hommage au passé pour porter l’avenir.

Une semaine / Un Designer # Normal Studio

Catégorie : Agenda, Focus, Rencontres, RepĂ©rages

Designer’s Days n’a que 10 ans, pas encore adolescent, mais déjà un goût très sur de la qualité. D’où cette invitation à découvrir le travail de Normal Studio. Un timing parfait avec Les Arts Décoratifs qui clos son cycle sur le minimalisme actuel avec les créations de Normal Studio. L’occasion pour nous de porter les projeteurs de notre admiration sur ces deux créateurs. Car ils sont deux à se cacher derrière ce nom devenu synonyme de bon goût et de simplicité. Jean-François Dingjian et Eloi Chafaï. Le premier est né à Valence et a commencé sa carrière en fondant un magazine de design et en élaborant un programme pour la région Rhône Alpes sur le rapport entre le design et les PME. Original. Tout comme son compère. Eloi Chafaï est Parisien, il découvre le design et la créativité à travers le graffiti. Il débutera comme stagiaire de Jean-François Dingjian, mais rapidement le maître ne pourra plus se passer de son élève.

Fondé il y a 4 ans, leur Normal Studio est un exemple de réalité. Ancrés dans la production industrielle, ils en détournent les formes, les simplifient et retournent leurs créations aux chaînes de montage. Il est vrai que l’artisanat a toujours une poésie que les amoureux du design applaudissent. Mais Jean-François et Eloi, eux, préfèrent que la beauté se produise en masse pour la masse. Nous sommes loin des objets à exemplaire unique qui se ne vendent qu’au coup de marteau pour des sommes astronomiques.

Normal Studio c’est l’antithèse du maquillage. Pas d’effet, les matériaux sont employés pour ce qu’ils sont. Les objets se lisent simplement, les courbes s’offrent à vous. Normal Studio, c’est la beauté des femmes avant l’invention des retouches photo. Les deux hommes sont surs qu’il suffit de se débarrasser du superflu pour trouver la beauté. D’ailleurs quand Philippe Starck leurs demande, comme à neuf autres créateurs au salon MAISON & OBJETS, ce qu’il nous manque aujourd’hui, ils répondent : « Rien. Il faut juste apprendre à regarder ». Et c’est toute leur philosophie qui est résumée ici.

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Une semaine / Un Designer # Gilles Belley

Catégorie : Focus, Rencontres, RepĂ©rages

Gilles Belley, la planète dans votre salon

Gilles Belley a 34 ans et de l’avenir devant lui. Il fait partie de cette nouvelle génération de designers à laquelle il faudra rapidement trouver un nom. Dans la lignée de Mathieu Lehanneur, cette génération opte pour un design engagé sans jamais oublier l’esthétique.

Diplômé de l’ENSCI – Les ateliers en 2001, avec un travail de fin d’étude sur l’ennui, il collabore ensuite avec les Bouroullec avant de s’envoler de ses propres ailes, sans y laisser la moindre plume. Il a reçu l’année dernière le prix Agora pour le design de sa Fabrique Végétale. Une recherche sur les agromatériaux – ces résidus agricoles destinés à se substituer au plastique – en collaboration avec le laboratoire de chimie agro-industrielle de Toulouse. Le résultat est à la fois beau, intelligent et éducatif.

A travers l’utilisation de ces créations, on redécouvre le cycle de la nature. Par exemple, la Colline est un caillou à placé dans son pot de fleur. Utilisant le principe de l’érosion, chaque arrosage enseveli un peu plus le rocher qui libère en même temps des matières organiques nutritives. Ou encore la brindille, qui dans sa coupelle délivre des particules aromatiques au contact d’un peu d’eau.

Un travail remarquable de simplicité. « Dans le domaine du design, je me considère tellement comme amateur que la notion d’esthétique me paraît étrangère. J’en suis au début de la question ». Difficile à croire quand la réflexion se poursuit par cet axiome digne d’Oscar Wilde, « j’ai cependant compris que la beauté était le degré ultime du sens et de la cohérence des choses ». Ce qui a changé avec cette nouvelle génération, c’est peut-être le sens de la beauté.

Aujourd’hui, la nature est belle et l’influence de l’homme doit se faire de plus en plus discrète. Tout un programme pour le design. Loin de la clairvoyance résignée du grand maître, Philippe Starck, « le design, ce n’est rien, c’est des cadeaux de Noël », aujourd’hui, le design est utile. Il rééduque et répond enfin à la question de toute une génération : comment ne pas abîmer ma nature sans sacrifier confort et beauté ? Et dire qu’on a longtemps cru que c’était impossible.

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